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Valeur sûre du canoë kayak ivoirien, N’Dri Kouadio Franck s’est imposé parmi les meilleurs de la sous-région en Aviron. Ce spécialiste des eaux ivoiriennes a remporté une médaille d’Or samedi lors du 1er championnat régional d’Aviron de l’Afrique de l’Ouest. C’est sur le plan d’eau lagunaire de Yopougon Azito que l’Eléphant s’est imposé en course individuelle sur la distance de 1000 m. Il a réalisé un temps de 3 mn 26s 45. N’Dri Kouadio Franck a distancé le Togolais Ayivi Koami (2è) et le Béninois Avlessi Léon (3è). Chez les dames, la Togolaise Komlanvi Akoko a remporté l’or face à la Nigériane Toko Esther et la Béninoise Attoukou Emilienne. Dans les catégories juniors hommes et dames, le Nigeria, à l’image de Moses Michael Akposet Semidara Glory, s’est bien illustré. La Côte d’Ivoire a enlevé la deuxième place grâce à Danho Odjra Léon et Djidjro Juliana. Dans la catégorie mixte juniors, le Nigeria (Akpos-Semidara) et la Côte d’Ivoire (Djidjro-Danho) se sont partagés respectivement la première et la deuxième place. En mixte seniors, le Togo (Akoko-Ayivi) et la Côte d’Ivoire (Diaby-N’dri) en ont fait de même. Cette compétition qui s’est déroulée en marge du stage régional pour entraîneurs et arbitres d’aviron niveau 1 a été l’occasion pour chaque apprenant de mettre en application les enseignements des experts Michel Doutre et Alain Gaim. D’ailleurs, les deux experts ont jugé d’un bon niveau les prestations. Organisée par la Fédération ivoirienne de pirogue canoë kayak et aviron (Fipcka) et le Comité national olympique de Côte d’Ivoire à travers la solidarité olympique cette compétition a été aussi appréciée tour à tour par le président, Achi Degbo et Allou Honoré. Si le premier a prodigué de sages conseils et reste optimiste pour l’avenir de la discipline, le second a rappelé que l’organisation de ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des missions du Cno-ci. Madame Sel Viviane, la représentante de la Direction des sports de haut niveau et de la Vie fédérale, a apprécié le bon déroulement de la compétition. La compétition a enregistré la participation de la Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, et Nigeria.

Entretien / Achi Degbo (Fédération ivoirienne de canoë kayak) :

« Nous avons besoin de matériel pour les clubs »

Achi Degbo se bat pour le développement du canoë kayak. Selon le président de la Fédération ivoirienne de pirogue canoë kayak et aviron (Fipcka) l’insuffisance de matériel est un réel problème pour les clubs. Il en parle.   

Le stage d’aviron financé par le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-civ) ainsi que le championnat régional de la même discipline ont pris fin samedi sur la baie lagunaire d’Azito. Qu’est-ce qu’on peut retenir de ces deux événements ?

Les choses se sont bien déroulées de façon générale. On a formé des entraîneurs, arbitres et athlètes. Pour encadrer nos compétitions, il nous faut des arbitres et des entraîneurs de qualité. Au niveau de la Côte d’Ivoire on a présenté 4 entraîneurs et 6 arbitres. La compétition sous-régionale a été en même temps une sorte d’évaluation. On a pu voir à l’œuvre tous nos apprenants. Cette compétition nous a permis de nous frotter à d’autres nations, notamment le Bénin et le Nigéria qui est plus avancé. L’année prochaine nous allons avoir la même compétition à Abuja. La satisfaction c’est qu’on a de nouveaux athlètes qui se sont bien comportés.

Y aura-t-il un suivi des différents programmes enseignés ?

Bien sûr. On a un programme de compétition. Les experts nous ont laissé des programmes. Ils nous ont exhortés surtout à faire des recrutements. Ils nous ont laissé des recommandations sur l’encadrement. Tous les douze clubs devraient pouvoir avoir un encadreur de bon niveau.

Quels sont les moyens dont dispose la Fédération pour ses activités ?

Nous sommes un sport dit mineur, c’est dire que nous n’en n’avons pas assez. Nous tournons nos regards aujourd’hui vers les sociétés de transport lagunaire pour nous accompagner. Rien n’est encore signé. Mais nous espérons qu’avec les compétitions qui portent leur nom, ils auront un regard vis-à-vis de nous.

Depuis quelques temps la fédé n’organise plus les compétitions à Abidjan. Qu’est-ce qui explique cela ?  

Au niveau d’Abidjan on ne peut plus faire de compétitions parce que la baie qui est en face du stade est en réfection. Entre les deux ponts les bateaux de transport naviguent à une grande fréquence. Nous sommes obligés d’aller à la périphérie pour nos compétitions. Ça demande donc beaucoup de moyens.

 Justement Adiaké avait été annoncée comme l’une des destinations prévues pour les compétitions de canoë kayak. Qu’en est-il ?

On envisage aller à Adiaké. Le Ministre Amichia avait demandé au maire d’Adiaké de prendre en compte la fédération de canoë kayak pour qu’à l’horizon 2020 on puisse avoir des athlètes valeureux. Mais il faut une planification. Nous sommes en train de travailler avec les responsables de la mairie pour assoir quelque chose pour qu’il puisse nous accompagner. Ils ont les yeux rivés sur les courses de pirogue mais sur le plan international il n’y a pas de courses de pirogue. Nous voulons les emmener vers le kayak, canoë et l’aviron. Nous avons aussi retenus un certain nombre d’athlètes à Adiaké. Ce qui nous manque aujourd’hui se sont les bateaux. On n’a pas le matériel pour donner aux clubs pour s’entraîner. Nous avons crée un centre d’entraînement à l’Injs mais avec la réfection de l’Institut notre retour ne sera pas pour maintenant. Nous sommes un peu désemparés. On cherche des solutions pour avoir un autre centre d’entraînement.

A quoi vous sert la parafiscalité ?

Nous en recevons. La part que nous recevons nous permet d’entretenir notre secrétariat permanent et encourager les directeurs techniques et quelques entraîneurs qui prennent leur temps pour encadrer les enfants. Nous voulons pour les vacances prochaines organiser des camps avec la pratique du kayak, aviron, canoë pour générer un peu de ressources pour la fédération.

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